Saint Nicolas - La relique
L'arrivée de la relique à Port
L’histoire a retenu qu’un chevalier nommé Aubert de Varangéville, de passage à Bari, aurait rapporté une phalange de saint Nicolas (la « dextre bénissante ») qu’il déposa au village de Port vers 1090. La décision de construire la première église destinée à l’abriter et recevoir les pèlerins fut prise par l’abbé Henri de Gorze peu avant sa mort survenue en 1093.
Aubert était-il de passage à Bari au retour d’un pèlerinage en Terre sainte ou à Rome ? A-t-il été missionné par l’abbé de Gorze qui vouait une grande admiration à saint Nicolas ? Nul ne le sait. Mais, ce qui est sûr, c’est qu’Aubert n’était pas de retour de croisade, car la 1re croisade ne fut prêchée qu’à la fin de 1095, plusieurs années après l’arrivée de la relique à Port. Et cette relique, l’a-t-il volée ou achetée ? Plutôt volée, et avec la complicité du gardien du tombeau si on en croit la légende. Subtiliser des reliques était commun et, bien que non approuvé par l’Eglise, considéré comme une œuvre pie à une époque où un véritable culte des reliques s’était organisé, conduisant, grâce aux pèlerins attirés par leur présence,à la prospérité des églises qui en possédaient.
La relique
Des reliquaires somptueux, aujourd’hui disparus, ont été offerts par le duc Charles II en 1421 et par le duc René Ier d’Anjou en 1471, pour abriter et exposer la «dextre bénissante», relique de saint Nicolas rapportée de Bari vers 1090.
Ces reliquaires n’existent plus. Mais où se trouve actuellement la fameuse «dextre bénissante» ? Nul ne le sait, car ce ne sont pas moins de 7 parcelles d’ossement de saint Nicolas que possède la basilique, de provenances souvent incertaines…
Ce qui est certain, c’est qu’il y a eu à Saint-Nicolas-de-Port une relique de saint Nicolas suffisamment célèbre pour attirer de loin des foules considérables, et que de toutes les reliques de saint Nicolas, c’est celle de Saint-Nicolas-de-Port qui a eu le plus de succès avec celles de Bari.
Ces reliques sont préservées dans la salle du trésor de la basilique et sont visibles au cours des visites guidées organisées par l’association.
Le bras-reliquaire
Communément appelé « le bras d’or », le bras-reliquaire mesure 77 centimètres et pèse 6 kilos. Il a été réalisé en 1892-1893 par la maison Berger-Naime de Lyon. C’est Émile Badel (1861-1936) qui l’a conçu en traçant le dessin d’exécution. Ce bras-reliquaire remplace les deux autres offerts par le duc Charles II de Lorraine et René d’Anjou, disparus au cours des vicissitudes de l’histoire, l’insigne relique ayant été miraculeusement sauvée. Le projet a vu le jour grâce à la générosité de Mme Joseph Claudel.
Par ses dimensions, sa forme extérieure et sa décoration, ce bras-reliquaire rappelle le fameux bras d’or offert par René d’Anjou. Il est composé de quatre parties : la base carrée, le manchon, le bras et la main. Les faces de la base carrée présentent des inscriptions et des écussons. Sur la face antérieure, les écussons d’Anjou, de Jérusalem, d’Aragon et sur les faces latérales ceux du pape Léon XIII et de Mgr Turinaz, évêque de Nancy à l’époque.
Le manchon, haut de 21 cm, de forme ronde, est orné d’un émail qui représente saint Nicolas escorté de deux anges en relief. Cet émail a remplacé le célèbre « Camée de Nancy », magnifique trésor réalisé au premier siècle après JC, représentant le triomphe de Néron et qui ornait le reliquaire original. Ce bijou fut retiré du bras en 1792 lorsque les révolutionnaires confisquèrent le reliquaire, fait d’or, d’argent et de vermeil pour en récupérer les précieux métaux. Le camée est aujourd’hui conservé à la bibliothèque municipale de Nancy mais n’est pas accessible au public.
Sur l’autre face du manchon, la Sainte famille est figurée par une peinture sur émail. Au-dessous sont les armes pleines des ducs de Lorraine. Figurent aussi les écussons de René d’Anjou et de son épouse, Jeanne de Laval, surmontés par deux topazes.
La relique qui orne le manchon est enchâssée dans une « gloire » au verre biseauté à rayons formés par des pierreries. Elle repose sur un coussin de velours rouge. Le médius de la main qui bénit porte un anneau pastoral d’or avec, au chaton, une émeraude.
elique qui orne le manchon est enchâssée dans une « gloire » au verre biseauté à rayons formés par des pierreries. Elle repose sur un coussin de velours rouge. Le médius de la main qui bénit porte un anneau pastoral d’or avec, au chaton, une émeraude.
Communément appelé « le bras d’or », le bras-reliquaire mesure 77 centimètres et pèse 6 kilos. Il a été réalisé en 1892-1893 par la maison Berger-Naime de Lyon. C’est Émile Badel (1861-1936) qui l’a conçu en traçant le dessin d’exécution. Ce bras-reliquaire remplace les deux autres offerts par le duc Charles II de Lorraine et René d’Anjou, disparus au cours des vicissitudes de l’histoire, l’insigne relique ayant été miraculeusement sauvée. Le projet a vu le jour grâce à la générosité de Mme Joseph Claudel.
Par ses dimensions, sa forme extérieure et sa décoration, ce bras-reliquaire rappelle le fameux bras d’or offert par René d’Anjou. Il est composé de quatre parties : la base carrée, le manchon, le bras et la main. Les faces de la base carrée présentent des inscriptions et des écussons. Sur la face antérieure, les écussons d’Anjou, de Jérusalem, d’Aragon et sur les faces latérales ceux du pape Léon XIII et de Mgr Turinaz, évêque de Nancy à l’époque.
Le manchon, haut de 21 cm, de forme ronde, est orné d’un émail qui représente saint Nicolas escorté de deux anges en relief. Cet émail a remplacé le célèbre « Camée de Nancy », magnifique trésor réalisé au premier siècle après JC, représentant le triomphe de Néron et qui ornait le reliquaire original. Ce bijou fut retiré du bras en 1792 lorsque les révolutionnaires confisquèrent le reliquaire, fait d’or, d’argent et de vermeil pour en récupérer les précieux métaux. Le camée est aujourd’hui conservé à la bibliothèque municipale de Nancy mais n’est pas accessible au public.
Sur l’autre face du manchon, la Sainte famille est figurée par une peinture sur émail. Au-dessous sont les armes pleines des ducs de Lorraine. Figurent aussi les écussons de René d’Anjou et de son épouse, Jeanne de Laval, surmontés par deux topazes.
La relique qui orne le manchon est enchâssée dans une « gloire » au verre biseauté à rayons formés par des pierreries. Elle repose sur un coussin de velours rouge. Le médius de la main qui bénit porte un anneau pastoral d’or avec, au chaton, une émeraude.
La relique qui orne le manchon est enchâssée dans une « gloire » au verre biseauté à rayons formés par des pierreries. Elle repose sur un coussin de velours rouge. Le médius de la main qui bénit porte un anneau pastoral d’or avec, au chaton, une émeraude.
Volé pendant 25 ans
Dans la nuit du 6 au 7 décembre 1905, année de la séparation de l’Église et de l’État, le bras reliquaire fut volé ainsi que diverses pièces du trésor. Le motif de ce « vol » fut probablement de le subtiliser à l’inventaire des biens de l’Eglise. Vingt-cinq ans plus tard, en 1930, au soir de la traditionnelle procession, le curé Guillaume, qui préparait l’office, découvrit sur le maître-autel la totalité du trésor disparu. Où, pendant tout ce temps, le trésor était-il caché ? Quelques portois affirmèrent que le trésor disparu depuis 1905 fut retrouvé à l’occasion de travaux de rénovation dans un placard à double fond d’une maison de la rue Jolain, ancienne propriété des sœurs Girardin. Le facétieux curé Guillaume aurait imaginé la miraculeuse restitution. C’est pendant la préparation de la procession du 6 décembre 1932 que le curé Guillaume fut pris d’un malaise. Transporté à la cure, il y décédait alors que dans l’église se poursuivait l’office.
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